Sculptures et Poèmes

Sculptures et Poèmes

Autour du moulin


Du moulin au four

Tout au bout du petit chemin

Se cache le vieux four à pain

Blotti à l'ombre du moulin

Qui donne farine pour le levain

 

Pendant longtemps  dans la région

Il fut l'unique solution

Pour avoir du pain sur la table

Il était incontournable

 

Sa voûte est aujourd'hui fendue

D'avoir tant de services rendus

Il est tout de même sollicité

Souvent lors des banquets d'été

 

Il  est  alors  à  l'occasion

Utilisé pour les cuissons

Lorsqu'il est à température

On y enfourne les chapons

Avec autour la garniture

 

Vient ensuite l'ouverture du four

      Les convives s'y pressent autour

On en sort les plats et les terrines

Les effluves viennent à nos narines

On s'en  lèche déjà  les babines

 

Le  vieux four alors se rendort

Il lui faudra sans doute encore

Attendre patiemment l'an prochain

Pour nous régaler à nouveau  du festin 

A   l'ombre portée du moulin


 Banquets d'été

 

Tous les ans nous avons cette grande réunion

Autour des convives venus  de tous horizons

Qu'ils soient de loin ou simplement de la région

Aussi il nous faudra  suivant la tradition

Rallumer le four pour cette belle occasion

 

Après les flammes lorsqu'il n'y a plus que les tisons

Sur la  pelle du four  on retourne les bannetons

Et l'on  enfourne sur la sole chaude tous les pâtons

On y place aussi  avec moult précautions

Les plats garnis, de belles poulardes et de chapons

 

Parfois même nous y mettons le cochon

Nos papilles se mettent en exaltation

Fêtons  donc nos retrouvailles et trinquons

Ensemble autour du four pendant la cuisson

Des victuailles en attendant leur dégustation

 

 


22/01/2010
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Le Puits près du moulin

 

Au fond du jardin, le puits fut creusé

Près du moulin, il y a bien des années

Pour fournir journellement en eau potable

Tous les habitants de la maisonnée

Mais aussi les animaux de l'étable

 

Sa margelle est devenue bien lustrée

Par le frottement des seaux remontés

Seulement à la force des poignets

Du matin au soir chaque jour

Avec la longue chaîne sur le tour

 

Depuis le temps que l'on nous dit

'La vérité est au fond du puits'

S'il le pouvait, il nous dirait

Qu'aux pires moments des pénuries

Sa source, jamais ne fut  tarie

 

Son vieux toit d'ardoise, au fil des années

D'une belle joubarbe fleurie s'est égaillé

A ses pieds aujourd'hui pousse un lierre

Qui s'accroche à lui et qui l'enserre

En lui faisant perdre quelques pierres

 

L'eau courante, depuis nous avons

Mais parfois encore nous puisons

Son eau en cas de restriction

Du service d'eau de la région

Pour en faire des provisions 

 

Nous découvrons l'importance

De cette eau pour l' existence

Toujours fraîche et délicieuse

Source de vie elle est précieuse

 

  

 


22/01/2010
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Le petit Ruisseau

 

Dans  l'eau  du   petit ruisseau  serpentant

Se noient mes plus beaux souvenirs d'enfant

Je  vois  son  tracé  à  travers  les  prés 

Franchissant tous les barrages et les gués

  

Ma  mère  y  venait  hiver  comme  été

A genoux sur sa planche, manches retroussées

Battoir  à  la  main,  le  linge  était  frappé

Puis mis dans l'eau claire, pour y être rincé

  

Au détour d'une boucle sous les ombrages

Avec des pierres nous faisions des barrages

Pour pêcher grenouilles et autres batraciens

Ou pour faire tourner nos petits moulins

 

A l'automne,  les prairies, il inondait

Au printemps, d'iris d'eau, il se paraît

En l'été ses eaux étaient plus tranquilles

Avec mon père, on y pêchait les anguilles

 

Nous y faisions le soir, boire les troupeaux

Sur la rive, sous la voûte des  sureaux

Je me suis baigné dans son eau douce

Coulant doucement depuis sa source

 

Souvent près  de ses berges odorantes

J'ai accompagné ses eaux bouillonnantes

Je le vois encore coulant dans le vallon

Depuis 'beaucoup d'eau a passé sous le pont ' 

   

      Claude au Cléray

 

 


29/01/2012
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Le petit bois près du moulin

Dans le champ du bas près du moulin

Nous avons planté des châtaigniers

Des boulots, des chênes et  des sapins

Mais aussi des pommiers et cerisiers

 

Je revois ce terrain d’abord en friche

Les ajoncs et les ronces que l’on défriche

Allongé dans les fougères  en  été

La nuit je contemplais la voie lactée

 

Souviens-toi des perdrix dans les buissons

Les passages des lapins dans les ajoncs

Le premier chant du coucou au printemps

Chercher les nids était notre passe-temps

 

En automne après les champignons

Nous allions cueillir les marrons

L’écureuil sautait dans les noisetiers

Et nous grimpions sur les arbres fruitiers

 

L’hiver  la bruine  recouvrait de rosée

Les fougères et les toiles d’araignées

Arrivait la brume et sa couverture

La pluie, le vent glacé et sa froidure

 

Aujourd’hui, loin  de ce  petit bois

D’y songer, mon cœur est en émoi

 

  Claude au Cléray


01/01/2006
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Mes années cinquante

 

Par les chemins creux et les échaliers                     

Depuis le moulin nous partons à pieds       

A l'école sous le soleil ou le temps gris         

Avec les frimas de l'hiver ou sous la pluie

 

Pour ne pas arriver en classe trop mouillé

Il faut mettre les bottes et puis le ciré

Afin de ne pas  salir les beaux souliers

On les place dans la sacoche  du bourrelier

 

On range aussi dans cette musette en cuir

Le  repas  du  midi  qu'il  faudra  faire cuire

Chez le cordonnier, à midi après l'école

On mange  parmi les cuirs et les colles

 

Le jeudi, en ce temps là,  il n'y a pas d'école

Avec les copains, on s'amuse et on rigole

Ensemble, on joue à coté du  vieux moulin

Dans le sable, à  l'ombre, assis avec les chiens

 

 

 

Nos  jouets ne sont pas très sophistiqués

Avec les moyens du bord ils sont fabriqués

Sur place : deux morceaux de bois  sont assemblés

Des boites '' Hénaff'' pour les roues  y sont fixées

 

Et  voici pour nous un tracteur terminé

Que l'on va faire rouler toute la journée

Au  printemps, avec le retour des  beaux  jours

Dans le chemin de la  lande, on fait des tours

 

Les vaches aussi, il faut aller garder

Et surtout ne pas les  laisser sauter

Par dessus le petit ruisseau voisin

Pour paître dans les champs de grains

 

En été, il faudra faucher les blés

Faire les gerbes et les  ligaturer

Plus tard, la moissonneuse lieuse

Remplacera la vieille faucheuse

 

               Après la moisson, viendront les battages

          Juste  avant  de  faire  les  labourages

          Pour  l'entraide, les défections sont rares

          On  installe  la  batteuse  et le tarare

 

 

 

       On porte ensuite les sacs de blé

         Par l'échelle dans tous les greniers 

         Lorsque les blés  ont bien fourni

         On fait  la  fête  jusqu'à  minuit

 

         On chante et danse  pour la ''pare-battre'

         Mais demain il nous faudra  rebattre

         Et continuer ainsi sans répits

         Le travail jusqu'au denier épi

 

 

          ''Pare-battre''  =Fête  après les battages 

                                            (se terminait souvent avec Accordéon et chansons)

 

Ci -dessous : Battage sur l'aire près du moulin en 1950

 

 

Les petits matins 

Sur la colline éclairée

Du vieux moulin tronqué

C'est le souvenir passé

De mes jeunes année

Au matin juste réveillé

Toilette à l'eau glacée

Feu dans la cheminée

Des volutes de fumée

Les yeux embrumés

Odeur du pain grillé

Bruit du moulin à café

Bol de lait frais tiré

Mélange de  chicorée

Papa très tôt levé

L'eau du puits tirée

Les chevaux étrillés

Prêts à être attelés

Troupeau dans le pré

Maman très occupée

Repas de midi déjà cuisiné

Ainsi débute la matinée

De mes jeunes années

Pres du moulin étêté

 

A la communale

 

Sur le  pupitre  d'écolier

On fait les pleins et les déliés

Encre violette dans l'encrier

Sergent Major et les pâtés

 

Dessin du jour à colorier

Crayons couleur dans le plumier

Leçons apprises, méthode 'Boscher'

Jeux de la marelle, corde à sauter

                 

Tableau noir et cri  de la craie

Jeux du cerceau et verre de lait

On joue aux billes à la récré

         Coup de sifflet il faut rentrer

 

De  cire,  il faut encaustiquer

Tous les  bureaux en merisier

Dernière journée de cette année

Et c'est  les vacances de l'été

 

 

Premières vacances

 

Premières vacances et premiers bains

En route vers  la Baule les pins

Au transistor  à  Europe-Un

Il y avait  ''Salut les copains''

 

Franck Alamo et puis Ringo

Dalida et son Bambino

Françoise Hardy et Adamo

Claude Nougaro, Juliette Gréco

 

C'est la période des baby booms

Et des  premières  surboums

Les rock' n Roll avec autour

La fête foraine et  pommes d'amour

 

Dans ces années de conscription

Il y a pour tous les garçons

Sous les drapeaux la vie de troufions

La marche au pas et transmissions

 

Retour  civil,  années  seventies

Pattes d'éléphant, soirées  hippies

Bal du samedi soir avec les amis 

Chemises à fleurs et panoplies

 

Cheveux longs très romantiques

Cravate couleur  psychédélique

Rocks  mais aussi musique celtique

Dassin  nous  chante  l'Amérique

 

Nouvelles Rencontres, nouvelles idylles

Fat Domino et  Blueberry Hill

Il y a Christophe avec Aline

Premiers émois, amours fébriles

 

 

 

 


06/01/2010
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Le vieux moulin déchu

 

LE VIEUX MOULIN  DECHU  (Sur la cote Bretonne)

 

Sur la côte sauvage, il  est un vieux moulin

Il  est encore debout, mais non loin du déclin

 

Ce vieux moulin sans âme, où perchent les mouettes, 

Abandonne son corps au souffle des tempêtes,

 

Le ciel met sa clarté sous son toit entr’ouvert 

Où s’engouffre la voix de ce grand vent de mer.

 

Oublié  et  enfermé  dans un long  silence 

Laissé au temps dans son état de  somnolence

 

Sous la toiture de bois pourrit  son  mécanisme 

Le vieux moulin  est  la victime  du modernisme

 

Ses ailes repliées et déchirées, à nu, 

Semblent des bras en croix, sur son cœur qui s’est tu !

 

Bientôt il risque de n'être plus qu'un souvenir

Mon coeur est triste de le voir ainsi mourir

 


31/03/2011
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